Témoignage

Mon parcours vers la guérison

10 Février 2024 Marc, 24 ans 5 min de lecture

Pendant deux ans, j'ai souri à tout le monde tout en mourant à l'intérieur. Ce témoignage, je l'écris pour tous ceux qui se reconnaissent dans ce sourire-là.

Jeune homme souriant — témoignage de guérison QHAD

Quand tout allait "bien"

J'avais 22 ans. J'étais étudiant en droit à Port-au-Prince. De l'extérieur, tout allait bien — j'étais sociable, je réussissais mes examens, ma famille était fière. Mais le matin, avant de sortir du lit, je devais me convaincre pendant vingt minutes que ça valait la peine de me lever.

Je ne savais pas encore que c'était de la dépression. Je pensais que j'étais juste "fatigué de la vie" — une expression qu'on entend souvent en Haïti et qu'on ne prend généralement pas au sérieux.

Le moment où j'ai compris

Un jour, un ami a partagé un post de QHAD sur Facebook. C'était une liste de symptômes de la dépression. En lisant, j'ai coché mentalement chaque point. Pour la première fois, ce que je vivais avait un nom. Et avoir un nom, c'est déjà ne plus être seul.

Note de l'équipe QHAD : Marc a accepté de partager son histoire avec son accord explicite. Les détails ont été légèrement modifiés pour protéger son anonymat. Son courage peut aider d'autres à faire le premier pas.

Prendre contact avec QHAD

J'ai envoyé un message sur Instagram en me disant que personne ne répondrait. Quelqu'un a répondu en moins d'une heure. Sans me juger, sans me donner des conseils que je n'avais pas demandés. Juste en me demandant comment j'allais vraiment.

Cette première conversation a duré deux heures. J'ai pleuré. Pas de honte — de soulagement. C'était la première fois depuis des mois que je disais la vérité sur mon état.

Le chemin du rétablissement

Je ne vais pas mentir : ça n'a pas été simple. Il y a eu des hauts et des bas. Mais j'avais maintenant des outils — des techniques de respiration, des exercices d'ancrage, des personnes à qui écrire quand les pensées devenaient trop lourdes.

QHAD m'a également orienté vers un professionnel de santé mentale pour un suivi régulier. Combiner le soutien communautaire et le suivi professionnel a fait toute la différence.

"Le plus dur n'a pas été d'aller mieux. Le plus dur a été de décider que je méritais d'aller mieux."

— Marc, 24 ans

Où j'en suis aujourd'hui

J'ai 24 ans maintenant. Je ne suis pas "guéri" au sens où la dépression a disparu pour toujours — je sais qu'elle peut revenir. Mais j'ai appris à la reconnaître et à demander de l'aide avant d'atteindre le fond. Je suis aujourd'hui bénévole chez QHAD.

Vous vivez quelque chose de similaire ?

Vous n'avez pas à traverser ça seul. QHAD est là pour vous écouter, sans jugement, quand vous êtes prêt.